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Leïla Alaoui : une exhibition en son honneur à Montréal

Posté par webpro dans la rubrique Actualité 20 January 2017
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Du 18 janvier au 30 avril, le Musée des beaux arts de Montréal organise une exposition à l’honneur de la photographe Leïla Alaoui : « No Pasara ». Faisant partie des victimes de l’attentat de Ouagadougou du 15 janvier 2016, elle est décédée le 18 janvier à l’âge de 34 ans. Alors qu’elle était dans la capitale du Burkina Faso pour un projet de documentaire sur les violences faites aux femmes en Afrique de l’Ouest, initié par l’ONG Amnesty International, elle fut grièvement blessée de plusieurs balles lors de cet attentat.
No Pasara est projet commissionné par l’UE avec l’association Leïla Alaoui. Son but est de mettre en relief le talent et l’art de cette artiste qui avait choisi de les consacrer au service des causes humanitaires et des droits humains. Des œuvres d’une talentueuse photographe au style affirmé y seront ainsi présentées. D’ailleurs, cette exhibition se veut aussi une déconstruction de la réalité migratoire.
A travers ses photos, la photographe-vidéaste fait passer des messages que les mots ne peuvent pas exprimer. Une série de 24 images l’a permis d’aborder la situation des migrants : choix et contraintes, trajectoires de vie, souffrances, espoirs avortés etc. Un jour, la photographe a déclaré qu’il est important pour un artiste de poser des questions et d’engager une réflexion sur les problèmes sociaux.
En ce qui concerne particulièrement No Pasara, il dresse un portrait de jeunes Marocains souhaitant avoir un avenir meilleur avec des perspectives prometteuses. Leur espoir est basé sur l’exode vers l’autre rive de la Méditerranée. A vrai dire, les photos prises par Leïla Alaoui évoquent le chemin de ceux qui ont voulu tenter d’atteindre l’Eldorado européen. Du Béni Mellal au centre du pays, jusqu’aux villes portuaires de Nador et Tanger, elle s’habitue à la migration clandestine. Déterminée à comprendre cette obligation de quitter le pays natal, elle exprime le trajet en barque avec trois harraga qui ont échoué leur traversée.