0 vote
+
Vote up!
-
Vote down!

Festival de Cannes 2017, jour 5 : une journée Redoutable en insouciance et en Iran

Posté par webpro dans la rubrique Cinéma 24 May 2017
0
0

 

 

En Compétition, ce matin, le film pratiquement hommage à Jean-Luc Godard et l’après Nouvelle vague a le mérite de ressortir dans le paysage cannois des films présentés. L’histoire se base sur le livre de l’épouse de Jean-Luc Godard, Anne Wiazemsky, l’année 68. Tandis qu’il est appelé maître, que les gens l’adorent pour À Bout de Souffle ou Le Mépris, Godard sous les traits de Louis Garrel, arrête de faire sa révolution. Michel Hazanavicius est malin. Non seulement, il ne fait pas de biopic, ou de pastiche, mais il essaie de parler la vision d’une femme, la femme de Godard, dans sa mutation cinématographique. Avec quelques effets de style, un montage plus que joyeux et agréable, des séquences amusantes, des répliques que l’on marque volontiers, « Tous les artistes devraient mourir à 35 ans avant de devenir de vieux cons », le réalisateur de The Artist et OSS 117 réussit à raconter son histoire d’un cinéaste qui l’a sûrement procédé. L’actrice franco-anglaise Stacy Martin crève l’écran par sa beauté Nouvelle Vague et Bérénice Bejo vient soutenir le regard féminin du réalisateur sur cette période courte de la vie du maestro.  Tandis que certains films plombent, heurtent, révoltent comme 120 battements par minute, ce film-là, s’estime, se regarde comme un objet plaisant, comme ces corps nus qu’il présente sous toutes les coutures avec grâce et ces lunettes qui se cassent à chaque manifestation. On se distrait d’une tranche de vie que l’on connaît sans trop l’éclairer, de ce réalisateur Godard, qui a décidé de se tuer artistiquement pour mieux renaître. Ça nous donnerait comme souhait de réviser tous les films de Jean-Luc Godard cette histoire...
Ce dimanche 21 mai, la Croisette se veut plus attenuée. Promenade dominicale sous le soleil pour les uns et nouvelle fournée de projections pour les autres. À mi-parcours, la fatigue se fait percevoir même si peu de longs-métrages ont encore surpris dans la sélection. Les plus courageux se retranchent également sur les films présentés hors-compétition.
L'arrivée de la projection de Come Swin, le premier court-métrage conçu par Kristen Stewart est bourrée. Nombreux sont les malheureux coincés à l'entrée. L'actrice arrivera ensuite sur le tapis rouge pour la traditionnelle montée des marches. Au micro de Canal+, elle affirme aussi bien avoir reçu les félicitations d'Olivier Assayas, avec qui elle présentait l'année dernière Personal Shopper. Ainsi présenté aujourd'hui, l'étrange, et c'est ici une qualité, How to talk to girls at parties. Dans le film de John Cameron Mitchell, trois adolescents anglais font la connaissance d'un étrange groupe, assurément venu d'ailleurs. Les attirantes créatures mettent l'apparence d'Elle Fanning ou encore de Ruth Wilson. À noter qu'il s‘agit du premier film présenté avec Nicole Kidman, qui sera en compétition mercredi 24 mai avec Les Proies de Sofia Coppola. L'actrice si parfois sérieuse se montrait dans cet énervé long-métrage en figure, probablement déjà dépassée, du mouvement punk.
Du côté des people, le 70e Festival de Cannes a l'honneur de prendre une légende. Clint Eastwood est présent pour exposer dans le cadre de Cannes Classique la version remastérisée d'Impitoyable, sorti en 1992 et donner une masterclass aux heureux festivaliers.